Invraisemblable

Mila & doudou – Tom le cancre – Saint Montan – été 2011

« Invraisemblable »voilà un mot prononcé par une personne du service juridique du CNC lors de notre conversation téléphonique de ce jour, le 5 février 2013. En substance elle m’a conseillé de prendre un avocat vu que l’affaire commence à dater et que l’inspection du travail de Paris n’a pu continuer son enquête faute d’adresse de la production n°7. Dossier transféré, et enterré semble-t’il. Il aurait fallu des contrats selon elle. À ça j’ai répondu que j’ai été bien con mais que j’ai eu envie d’y croire, d’autant que ça a été l’occasion de faire de bonnes photos (ça me motivait et quelques-unes sont très bonnes, dont une de toi). Et ce même si ça partait mal à l’initiative de ta mère qui t’a fait passer le casting et le premier jour de tournage sans me prévenir.

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Coquilles vides

Comme je te comprends, les coquilles vides sont attirées par les vies intérieures et intenses d’autres, comme autant de moucherons autour d’une bougie, essayant d’éteindre la flamme qui les brule de jalousie, de souffler dessus leurs maux devenus mots, et par cette sensibilité leurs mots qui deviennent nos maux, et qui font vaciller cette flamme, car oui, nous partageons le même air, la même ère. Malade ? J’ai fait 3 pneumothorax, m’abandonnant et abandonnant mes besoins. Mais peut-être qu’en touchant le fond, j’ai pris appui sur un rocher stable, oui, la foi, ô pas en l’église, mais en cette nature de l’esprit profonde pour notre conscience, et vaste par nature. Nature que je reconnais passant au travers de ton message, comme mienne aussi, comme tienne sûrement, comme notre forcément, car elle est vraie, et de le savoir m’apaise, ma flamme en vacillera moins, comme la tienne je l’espère. Oui, laisser le temps à son rythme, de la marche en cours, sans aller plus vite que la musique, dansons ce tango parfois violent, parfois tendre, et parfois malgré tout, aussi pur qu’un enchantement saisissant les enfants que nous sommes restés là au fond, délaissant les jeux de rôles des personnes trop sérieuses, victimes, juges, et bourreaux de ces nouveaux nés happés trop vite par un vieux monde qui a fait d’eux ce que nous ne sommes pas.

Inspiré par un être si proche, mais si loin.

Le jeudi noir

Combien de temps après que celui dont il est fait référence ici eu été nommé ainsi ?

La référence fait peur, on a tous en tête ces images de misère, ou ces romans qui la décrivent. Les terres appartenant plus que jamais à leurs propriétaires.

Pourtant des paysans, des artisans, des petits commerçants, et tous ces indépendants forment une économie où l’entraide est source d’épanouissement pour tous.

Cependant des guerres, des colonisations, des exodes, des famines, et d’autres calamités marquent encore les esprits telles les peurs de la peste, du choléra, ou Dieu sait quoi encore comme Fukushima et notre ère conditionnée au nucléaire.

Et aussi souvent pour des croyances en des valeurs symboliques, dont une qui s’enracine en presque tout ce qui est vu, entendu, senti, touché, goûté, consommé, et jeté ; l’argent.

Comme elle est présente cette peur attachée à une valeur symbolique utilisée tous les jours, en y travaillant, en y pensant, en voulant en avoir plus, et plus que d’autres en dépenser, pour vivre, mais pas seulement, loin de là.

Ils nous réservent le bonheur dans le prêt, alors qu’il est dans le pré, et qu’eux en sont déjà si loin qu’ils les ont oublié, ces instants heureux si chers.

Les Bourses ont connu un jeudi noir sur liberation.fr

L’atmosphère

Elle est comme la mise ère
conditionnée au nucléaire
et guerre plus encore.

AREVA, une histoire
qui n’a pas fini de s’écrire.

La mise ère et fluctue
sur les marchés
financiers et politiques.

Tout cela est parfaitement
licite et démocratique.
C’est si triste.

Et guerre plus encore,
l’art gens d’armes
il y en a qui haine tant !

Et guerre plus encore,
l’art gens d’armes,
le nerf de la guerre.

Et guerre plus encore,
l’age en date militaire,
c’est comment taire ?

Et guerre plus encore,
c’est triste et
seulement triste.

cyrild sur libé

Libération ou l’envol des esprits

Que cette illusion du pouvoir et de la possession cesse de prendre les êtres de ce monde en otage.

Que le peuple de la marchandise cesse d’y croire, qu’il se libère de cette illusion pour partager les valeurs d’amour, de respect et d’unité, qui lui manquent tristement ; car ces valeurs sont absentes des vues fausses qui les déracinent de l’être pour l’avoir.

Que la confiance soit placée là où elle le mérite, en soi, et que les consciences vides de symboles creux accueillent la vie en ses présences avec l’attention de n’y trouver aucune peur.

Que l’insurrection des consciences gagne en profondeur pour en exclure par vigilance les mensonges avec la motivation qu’une question de vie ou de mort inspire, que l’insurrection des consciences gagne avec la force d’y trouver en son cœur la paix.

Suis-je seul à espérer que cela se réalise ? Faut-il être nombreux pour semer d’arbres la forêt des songes que nous formons avec le bonheur d’y enraciner notre passage terrestre, ou la tristesse d’en être déracinés ? L’ancien monde ne devient-il pas nouveau du fait d’y être présent, attentif, respectueux, et plein de gratitude pour ce qu’il nous est donné d’en faire avec joie maintenant, mains-tenantes, et maintenant à deux mains semantes, à demain s’aimant, vraiment ?

Créateur et créature

Créature et créateur, je te laisse faire de moi ce que tu désires, je m’abandonne entre tes mains chaleureuses et aimantes, faits de moi l’amour et je prendrais soin de toi, je dénouerais tout ce que tu crois qui te fait souffrir, crois-moi cet amour est inconditionnel, mais j’ai peur que cet amour ne vienne pas de moi, il doit venir de toi, sinon de qui d’autre ?

C’est un fait

C’est un fait
qu’en effet
s’en est fait
tant d’effets
sur les faits
deux tours d’effets
d’un tour de fée
de peurs en effet
semblent des faits
faire ces effets
défaits d’effets
d’effets défaits
des fêtes défaites
défaites la fête
du banquet fait
d’effets en effet
réservés de fait
à l’appétit des fées
de pouvoir cet effet
au vol du fait
qu’aucun fait
autre qu’effet
n’en prive la fête
d’illusions surfaite

Publié sur liberation.fr sous le pseudonyme Ormuzd (alias cyrildphotos et maintenant cyrild) dans le forum « Qu’est-ce qui vous fait râler aujourd’hui » le 21 et 22 aout 2010.

Arracher un sourire aux grisailles

L’enfer c’est les autres, jusqu’à comprendre nos propres souffrances.

Dans la communication il y a les mots, et tout le reste. Comprendre l’autre c’est avant tout le voir, le sentir, le toucher, entendre la tonalité de sa voix, apprécier son regard, ses attitudes, ses expressions. Une foule de choses qui font sens à nos sens. On y trouve des signes d’émotions, qui passent, même de manière inconsciente. L’empathie quoi. Sentir ce que l’autre ressens de manière intuitive, attentive, disponible, touchante, curieusement et mystérieusement révélé dans un geste de rien du tout, comme un indice déterminant, une expression saisissante. Rien d’absolu, on y trouve aussi ce qu’on y projette. Et parfois un sentiment de compassion éclaire notre solitude de celle ressentie de l’autre, comme une empathie partagée fait vivre le sens du mot « complicité » en un clin d’œil. Présence, partage, et la musique des mots qui en sont le langage le temps de se dire, de s’entendre, comme une occasion d’avoir autant de malentendus.