D’un sourire

Débi Kouroumba, Mali - Fév. 2009

La beauté s’échappe d’un sourire, se pose sur un regard, une attitude. Elle est livrée à qui la contemple.

J’étais arrivé à Débécurumba avec un groupe, deux camions rouge pompier, et une vieille 504 qui restera là. Je devais repartir en direction du Burkina avec tout ce monde. Mais peut-être que ce sourire m’a convaincu de rester jusqu’au passage en retour de notre caravane. Peut-être à cause d’une autre aventure, que j’écrirais, peut-être…

L’accueil est chaleureux, le village loin de ce que je connais en France. Les cases sont en banko, les chemins de sable et de poussière. Des enfants partout crient, jouent, vont à l’école, et aident aux travaux. Des peuhls, des maures, et des saracolés cohabitent, les rues du village passant de cours familiales en des espaces où la limite des propriétés est confuse. Ici point de lignes droites, seuls quelques plastiques agressent la vue. Et un arbre à l’orée du village me servira de campement, à côté du puits, à côté des jardins. J’y serais resté quelques jours malgré l’invitation insistante de Mamadou pour que je vienne chez lui, malgré la hyenne rodant à la nuit tombée. Mais j’ai bien vite intégré une case, plus proche du feu et des rires amicaux.

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