Le droit du plus fort

Débat sur Libération autour de […] «Nous, nous parlons au peuple»

Le droit du plus fort est-il celui du plus retord?

Statue de la liberté
Statue de la liberté

sword le 21 novembre 2012 à 18:44

Nous parlons au peuple..

Lequel ? Surement pas celui de France qui à manifesté des dizaines de fois sans être entendu, quand ce n’est pas d’entendre la réponse des CRS !
Un monologue de gens qui s’écoutent parler pour nous affliger de lois ineptes ou les droits des citoyens sont bafoués dans le mensonge et la trahison.
Mais de toute façon on connait déjà le discours et on y a déjà répondu aux élections présidentielles, et si prochaine fois il y a, on répondra comme en 1789, car la droite ne sait pas gouverner sans taper sur les citoyens pour les réduire au silence et les racketter au passage. D’ailleurs, le PS n’a rien de mieux à faire que de poursuivre cette infamie pour servir des idéologies communautaristes initiées par la droite dont il semble bien s’en être arrangé au préalable.


tokup le 21 novembre 2012 à 18:53

Re: Nous parlons au peuple..

Accepter l’usure comme principe favorable à une minorité et comme moyen de parasiter l’économie marque la compromission du socialisme d’en faire un parti pris (PS et consorts) d’avec une trop longue phase de rapine (référence à non seulement Einstein mais aussi à la loi Rothschild de 1973!).

La valeur symbolique placée à la mesure de toute chose, au lieu de garder mesure en toute chose, ce qu’elle est (création, destruction, gestion), demeure dans l’obscurantisme digne de la secte la plus puissante que l’histoire connaisse, la secte des finances, ce qui fait que trop peu sont conscients de l’entreprise à laquelle ils se livrent de la maternelle à la grande et grosse personne morale, mais aussi de la petite cuillère en argent aux ors du palais alors qu’un arbre ne vend pas ses fruits.

Courage! La flamme est réduite comme le pépin indigeste que la merde fertilise à la naissance d’un arbre.


sword le 21 novembre 2012 à 19:34

Re: Nous parlons au peuple..

Une allégorie poétique qui colle aux événements insidieux des sectes mercatiques qui s’épanouissent grâce à l’obéissance servile de ses vassaux aux consciences asservies.
Lorsque plus personne ne consent à servir un roi, il n’est plus rien et redevient humain.


tokup le 21 novembre 2012 à 19:56

Même la flamme réduite…

…elle réchauffe celui qui s’y tient proche…

Et dans les ténèbres, elle se voit de loin!

Oui, sans peuple pour l’accepter, la dictature tombe.

Mais les usuriers ça ruse, et ça use les usagers.

Car la dette est souveraine en Euro,
les peuples sont déchus,
très déchus!

A-t’on raison de mentir quand le tort est infligé à ceux qui s’en révoltent?

Du courage il en faut, car c’est une raison d’élire des boucs émissaires en y perdant toute intégrité morale. Ainsi nombreux sont ceux qui croient qu’il faille sacrifier la nature, y compris humaine, pour de l’argent et du pouvoir, tenus par la peau des nouilles et des douilles aux frontières étatiques de l’acceptable par le salaire de la peur de le perdre. De plus il n’y a rien de plus nomade que l’administration dans un monde presque plus peuplé que de propriétaires et de ceux qui désirent le devenir, y compris l’administration de peurs et de croyances.

Alors choisiriez-vous d’avoir l’initiative individuelle de vivre et partager une heureuse sobriété, ou de s’en priver et se soumettre à l’austérité d’un ordre économique appartenant à la secte des finances?

Est-ce donc une question de responsabilité, ou de pouvoir?

(..)


sword le 22 novembre 2012 à 10:08

Re: Même la flamme réduite…

Est-ce donc une question de responsabilité, ou de pouvoir?

Réponse 1 : Les deux, pour continuer de se noyer dans la richesse des autres.
Réponse 2 : De conscience, pour espérer encore sauver la nature humaine.
Réponse 3 : De pouvoir irresponsable, pour le constructivisme de l’ancien gouv.


tokup le 22 novembre 2012 à 10:36

Re: Même la flamme réduite…

J’oppose le sens moral de responsabilité au pouvoir, car selon Bourdieu le pouvoir est l’opposé de l’amour, le pouvoir étant la négation de l’autonomie et de l’indépendance de l’autre. Notre responsabilité est de ne pas la concéder à des personnes que le pouvoir corrompt, d’autant plus quand c’est par des mensonges, des perversions, des profanations, des manipulations, et une situation qui induit ce « besoin » (la faiblesse d’individus conditionnés à l’autorité dès le plus jeune âge) que nous cédons ainsi nos responsabilités, l’instinct grégaire aidant (se conformer aux normes pour ne pas être rejeté).

C’est l’initiative personnelle qui menace le pouvoir, car reprendre l’initiative c’est s’en libérer. Mais pour cela il faut savoir que seule la vérité libère (elle est impersonnelle et impermanente, vivante). À l’heure actuelle, plus dangereux pour le système que des actes terroristes qui alimentent une politique sécuritaire, c’est de détruire certaines croyances, car ce sont des croyances qui gouvernent le monde. Particulièrement les croyances qui règnent (par des pratiques quotidiennes) autour du sujet qui fâche, le nerf de la guerre.

La flamme que la statue de la liberté porte est un repère, un phare. Mais la liberté est un concept, comme celui de la démocratie, qui n’a que bien peu de poids sans valeur humaine telle que le respect nécessaire à la confiance et à son partage. Ces valeurs humaines – bien qu’immatérielles – sont réelles, car il n’y a pas d’amour, mais que des preuves d’amour, c’est à dire la manifestation de ces valeurs de respect, de confiance, et de partage lors de prises de positions, de choix, d’actes, et de paroles. Ainsi il est vrai que c’est de conscience dont il est question, et celle-ci est comme la lumière avec la flamme.

(..)


Je suis tokup (espace personnel sur Libération).

2 réponses sur “Le droit du plus fort”

  1. La liberté est un symbole qui s’étiole avec les idéologies liberticides de ceux qui ne supportent pas la jouissance de la liberté d’autrui.
    Le comble est que nombre de nos concitoyens sont convaincus que la liberté ne peut s’exercer que dans le soupirail de la discipline sécuritaire. En clair moins il y a de libertés, plus ces citoyens manipulés se sentent mieux en sécurité, c’est aussi affligeant que consternant.
    Aujourd’hui, la statue de la liberté doit changer son flambeau, qui s’est éteint depuis 10 ans, en une épée à double tranchant. Car être libre en France de nos jours est à présent une croisade sans merci contre les fossoyeurs de nos droits fondamentaux et des valeurs de notre république.

  2. Pour ce qui est du droit, je me souviens d’avoir lu dans « La Faim du Tigre » de Barjavel que ce sont les légistes qui ont perdu la clef de la communication avec Dieu. Je précise que lorsque le mot Dieu passe en mon esprit, résonne en mon cœur le sens de conscience. Ainsi la question que je me pose est la suivante : si on dit d’un acte, d’une parole, qu’il ou elle est légal(e) ou à défaut non-illégal(e), est-ce que pour autant cet acte, cette parole est juste, ou injuste?

    Pour ce qui est du sentiment de sécurité, je pense que placer sa dignité dans un certain confort est aussi parfois la perdre.

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