Pas de visa ni RPCA pour « Tom le cancre »

Selon le chef du service des visas et de la classification du CNC :

Le film « Tom le cancre » n’a pas obtenu à ce jour de visa d’exploitation. Il semble par ailleurs qu’il ne soit même pas immatriculé au Registre public de la cinématographie et de l’audiovisuel (RPCA).

Or :

Immatriculer son film au Registre public (RPCA) et demander un numéro de visa sont des obligations légales qui incombent au producteur, ou au distributeur d’œuvres étrangères. Ces démarches visent à garantir les intérêts et les droits du public et des différents acteurs professionnels, et à faciliter la diffusion publique des films en salles et dans les festivals.
Rappelons que :
• Toute œuvre cinématographique doit faire l’objet d’une immatriculation au Registre public de la cinématographie et
de l’audiovisuel (se référer à l’article 32 et suivants du Code de l’industrie cinématographique).
• La représentation des films cinématographiques est subordonnée à l’obtention de visas délivrés par le Ministre de la culture (se référer à la loi du 22 février 1944).
Le numéro de visa est obligatoire pour toute représentation publique des films cinématographiques. Il est délivré par le Ministre de la culture, sur avis de la commission de classification des œuvres cinématographiques. Pour faire l’objet d’une demande de visa, les films doivent obligatoirement être inscrits au Registre public.
La raison d’être du visa est d’autoriser la projection du film en public, il peut donc aussi bien concerner :
• Les films tournés et projetés sur support vidéo.
• Les films réalisés sans autorisation de production.
• Les films produits sans société de production.
• Les films d’école.
• Les films du GREC.
(source)

« Tom le cancre » a été projeté au public à Pierrelatte, à Montpellier (CINEMED), à Rome (festival), et à Paris (invitation).

2 réponses sur “Pas de visa ni RPCA pour « Tom le cancre »”

  1. Message envoyé au ministre de l’intérieur :

    Monsieur le ministre,

    Comme père et photographe de plateau je me suis impliqué avec mon enfant dans le tournage d’un long-métrage : « Tom le cancre » de Manuel Pradal. Ce film a utilisé selon l’inspection du travail une 15ene d’enfants et une équipe de bénévoles au mépris des lois : appel au bénévolat pour une entreprise à but lucratif et dissimulation de travail non-déclaré. Aucune dérogations ni autorisations nécessaires au préalable n’ont été demandées. Je témoigne du fait que ce n’était pas un atelier pédagogique associatif (Lanterna Magica présidée par le réalisateur), mais une production de la société N°7 de M. Éric Langlois. Je me suis opposé à l’utilisation de l’image de mon enfant, opposition méprisée à plusieurs reprises. Le député PS Terrasse s’est impliqué dans le conflit comme médiateur entre son ami Manuel Pradal et moi avant d’y mettre fin sans confirmer lui avoir affirmé mon opposition. Le film a été projeté au public à Pierrelatte, à Montpellier (CINEMED), à Rome (festival), et à Paris (selon l’invitation envoyée par mail). Ce film n’a ni visa ni RCPA selon le CNC. L’envers du décor tourne au drame familial pour sa plus jeune actrice (Mila 4 ans lors des 11 semaines du tournage l’été 2011) et son père (moi) photographe du plateau, la justice répondant mal par ailleurs à cette question : « aurait-on raison de mentir quand le tort est infligé à celui qui s’en révolte? ». En effet Mila et moi avons perdu le quotidien où nous nous épanouissions (une semaine sur deux depuis juin 2010), et j’ai perdu l’exercice de l’autorité parentale, ce qui n’est pas une sanction selon le juge aux affaires familiales de Privas M. Galland (mais pour qui n’est-ce pas une sanction?).

    Ainsi je vous demande d’intervenir en saisissant un officier de police judiciaire compétent pour traiter cette affaire, un média tel que le cinéma étant venu selon moi troubler la vie de notre village et de ma vie familiale par l’exacerbation du narcissisme.

    Mon enfant de 5 ans et moi souffrons de la situation, et je vous demande d’agir rapidement. Je ne comprends pas après avoir contacté la gendarmerie, l’inspection du travail, le procureur, le préfet, le juge des enfants qu’il n’y ait pas d’enquête ici à Saint Montan et sa région auprès des enfants et de leurs parents, des écoles, et d’autres intervenants locaux, et que cette entreprise du cinéma évolue apparemment en toute impunité.

    Plus d’informations sur mon blog à ce sujet : http://www.floue.net/tag/tom-le-cancre/

    Monsieur le ministre, veuillez recevoir l’expression de mes sentiments les meilleurs.

  2. « En 2011, il anime un atelier de cinéma avec des enfants de cinq ans, début de l’histoire de Tom le cancre. » – Manuel Pradal pour CINEMED http://www.cinemed.tm.fr/cgi-bin/film/film.cgi?id=14133&festi=64&uk=&mod=prog&lemenu=2

    Or sa compagne Charlotte Phelouzat est la Directrice du casting : http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=614497.html

    Casting réalisé dans les écoles de Saint Montan et alentours. Les enfants ont donc été sélectionnés, ils ne se sont pas inscrits à un « atelier cinéma » (association Lanterna Magica présidée par Manuel Pradal dont les statuts ont été déposés le 4 juillet 2011, après le commencement du tournage).

    Lanterna Magica présentée comme « production étrangère » (pour un film d’animation de 2009 aussi!) -> http://www.unifrance.org/annuaires/societe/349278/lanterna-magica

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