Nos amis les prédateurs

Dans le hall de l’école primaire publique de la plaine du Cours à Saint Montan, la plus grosse de l’Ardèche, on peut voir un panneau réalisé par des enfants sur la grotte Chauvet. En voici une partie :

  

« C’est un cerf qui est content d’avoir un ami qui est un être humain. Il vient de graver sa main sur un mur en pierre. »

Il me semble que le rôle de l’enseignant est aussi d’apporter un minimum d’esprit critique aux enfants, or ici ce qui me frappe c’est de laisser croire à un enfant que dans le contexte de cette grotte préhistorique, du gibier puisse se considérer lui-même comme « content » d’avoir comme ami un de ses prédateurs.

Je reconnais là une imagination enfantine influencée par ces dessins-annimés, ces contes et ces histoires où la parole est donnée aux animaux, et où on leur prête de l’humanité. Une imagination qui inverse ici les rôles, même si on peut ressentir de l’empathie pour des mammifères qui en sont eux aussi pourvus.

Inverser les rôles ? Il est difficile de prendre conscience que peut-être nous sommes comme des animaux de ferme, et que des fermiers nous élèvent, nous nourrissent et nous soignent plus ou moins bien, nous tondent et nous envoient à l’abattoir.

Oui l’homme est un prédateur pour l’homme, et je préfère que les enfants en soient conscients, car ils sont à l’avenir plus qu’une « ressource humaine ».

J’imagine que les représentations de gibier avaient une place dans l’imaginaire des chasseurs, guidant leurs instincts. La faim connaît son objet. Mais maintenant beaucoup d’enfants ne voient sur les étiquettes que des images séduisantes mais trompeuses, ayant rarement l’occasion d’aller au potager, d’être physiquement au contact d’animaux qu’ils mangent.

               

C’est inquiétant d’en voir l’expression comme dans ce texte qui accompagne une autre partie du panneau :

« J’ai laissé la trace de ma main pour que le monde ait une trace de moi. J’ai observé les animaux dehors. Et je les ai redessinés dans la grotte, ça faisait joli et ça m’occupait.  Le taureau de droite va tuer le cerf. L’autre cerf sort d’une vallée. L’autre taureau a vu une proie. »

La maîtresse affiche cela à l’entrée de l’école ! N’a-t’elle pas expliqué qu’un taureau est herbivore et qu’il n’aurait même pas à se protéger d’un cerf qui partage le même régime, qu’il n’est pas carnivore comme le sont ses prédateurs ou toréadors ?

Une réalité

Je m’exprime sur des réalités qui n’en forment qu’une après avoir lu écrit par quelqu’un :
« Créer consciemment sa propre réalité ?!? »

D’abord je la sens, avec cette brise d’air toujours chargée d’odeurs à fleur de peau,
ensuite je l’entends d’aussi loin que viennent ces senteurs touchantes de légèreté,
la fenêtre ouverte sur la myriade de goutes de pluie et ses écoulements qui grossissent la rivière,
cette réalité qu’un moteur dérange sur la route en goudron,
ici avec ces électrons produits par des centrales.

Depuis la zone la plus nucléarisée au monde.

La zone proche de Saint Montan,
un beau village médiéval où pousse la menthe de mon thé et ma buissonnière.

La mise ère
Condition née
Du nucléaire…

FukushimA rêve à une histoire qui n’a pas fini de s’écrire.

Dong au clocher, c’était une demie-heure de la nuit dernière entre le 8 et le 9 aout 2013.

En finir !

Mains – Ternand, Beaujolais, France – Septembre 2002

La manière la plus crédible d’en finir avec notre système capitaliste qui tourne au totalitarisme marchand, ne serait-ce pas de ne plus utiliser d’argent pendant – disons – 36 jours ?

L’argent ne se mange pas. Ce n’est pas de l’argent qu’il faut pour vivre, car pour vivre il faut boire, manger, dormir au chaud, se laver et se blanchir, mais aussi aimer! Tout cela est possible sans argent, j’en ai fait l’expérience.

L’argent est roi.
La dette est souveraine,
les peuples sont déchus,
très déchus!

Alors pour en finir avec ce système malsain (où nous sommes réduits au peuple de la marchandise), vivons le temps nécessaire sans utiliser l’argent qui défigure notre monde.

Bien-entendu, même si un arbre ne vend pas ses fruits, du travail est nécessaire pour faire un potager, pour puiser l’eau, pour s’habiller, se loger, etc. Mais y travailler n’impose pas d’accepter cette mentalité dominatrice où avec mépris nous sommes réduits à l’état d’esclaves au service de l’argent, par des illusions et des mensonges, par le pouvoir qui lui est concédé, que nous lui concédons.

Saviez-vous que l’argent que vous gagnez (quitte à vous sacrifier pour cela en faisant un travail que vous n’aimez pas et qui vous sépare des gens que vous aimez, soi-disant pour eux) ne vous appartient pas vraiment, il ne fait que vous passer dans les mains, mais en fait il est le moyen de vous asservir, vous corrompre, le moyen de pervertir les valeurs humaines, de donner autant de pouvoir aux mensonges, aux hypocrisies, cet argent appartient au pouvoir qui nie votre autonomie et votre indépendance ?

« Il faut être utopiste, mais pas pour des chimères » affirme Pierre Rabhi, j’ajoute que l’argent est une chimère, et que l’utopie serait qu’ensemble nous cessions d’utiliser l’argent qui est au cœur de notre système voué à l’exploitation des ressources naturelles et humaines au bénéfice des personnes morales, personnalités juridiques qui pervertissent la justice en provoquant les injustices que nous subissons tous.

Si les textes de loi, le droit, permettent de définir un acte ou une parole comme légal(e) ou illégal(e), en ne se référant qu’aux textes, cela ne permet pas aux juges qui ne sont pas témoins du contexte où de tels actes, de telles paroles prennent place, de reconnaître ces actes ou paroles, comme justes ou injustes. La justice en est devenue un mythe où la démesure règne.

Ainsi, malgré la loi qui interdit d’appeler au boycott, j’en appelle à boycotter l’utilisation de l’argent en invoquant l’article 35 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen :

Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.

Je sais que c’est le moyen pacifique le plus efficace (radical) pour en finir avec cette trop longue phase de rapine!

Moraliser le capitalisme ?

Le changement c’est maintenant

Les usuriers ça ruse, ça use les usagers!

Accepter l’usure comme principe favorable à une minorité et comme moyen de parasiter l’économie marque la compromission, la forfaiture du « socialisme » d’en faire un parti pris (PS) d’avec une trop longue phase de rapine (référence à Einstein et à la loi de 1973 Giscard Pompidou, dite loi Rothschild, reprise dans les traités Européens).

La dette est souveraine en Euro,
les peuples sont déchus,
très déchus!

La dette et ses intérêts est le premier poste de dépense de l’État français, devant l’éducation nationale qui conditionne à l’autorité qui gouverne le peuple de la marchandise à sa ruine ainsi qu’à la ruine de son environnement.

La propagande est à Libération ce que l’usure est à son actionnaire de référence, Monsaigneur de Rothschild alias Édouard aux mains d’argent épaulé par A. rêve à une histoire qui n’a pas fini de s’écrire susnommée Anne Lauvergeon au comité de surveillance. (J’ai écrit de manière assez intensive sur libération.fr pendant plus de 3 ans, développant le thème de la puissance des symboles, « banni à vie » sous le pseudo cyrildphotos alors que j’évoquais la puissance du symbole des tours du WTC s’écroulant, et menacé, ce qui a fait l’objet d’une plainte prise par la gendarmerie car soumise à la condition que je quitte le forum « psychologie » qui est depuis l’été dernier entièrement supprimé, pour en arriver à la puissance du symbole de la valeur symbolique qui est LE moyen d’échange que nous utilisons, mon compte cyril_delacour a été supprimé ainsi que tous ses textes le 6 avril dernier, en pleine campagne présidentielle, du jamais vu, et ce au moment où était publié Dans la France d’en Babs, quel cynisme!).

La valeur symbolique placée à la mesure de toute chose, ce qu’elle est, c’est à dire sa création (dette), sa destruction (remboursement de la dette avec intérêts), et sa gestion (concédée au privé par la loi Rothschild) demeure dans l’obscurantisme digne de la secte la plus puissante que l’histoire connaisse, la secte des finances, ce qui fait que trop peu sont conscients de l’entreprise à laquelle ils se livrent de la maternelle à la grande personne morale, mais aussi de la petite cuillère en argent aux ors du palais alors qu’un arbre ne vend pas ses fruits.

Dilemme du choix
Dilemme du choix

La vérité qui fait si peur est que nous participons comme peuple de la marchandise au totalitarisme marchand qui se veut global, et le mensonge qui nous rassure est que nous sommes en démocratie. Ceci forme le véritable fond de commerce des politiques qui sont au bénéfice des personnes morales qui n’ont de morale que le profit à tout prix (personnalités juridiques, ces pots de fer contre lesquels les pots de terre que sont les paysans, les artisans, les petits commerçants et indépendants sont brisés dans une guerre économique et psychologique nommée « libre concurrence », « libéralisme »). C’est le choix pris en votant de croire en un mensonge qui rassure tout en s’en déresponsabilisant, en confiant le « pouvoir » à ceux qui désirent le conserver tel quel, en nous tenant par la peau des nouilles et des douilles aux frontières étatiques de l’acceptable par le salaire de la peur de le perdre alors qu’il n’y a rien de plus nomade que l’administration dans un monde presque plus peuplé que par des propriétaires et ceux qui désirent le devenir, y compris l’administration de peurs et de croyances (ex. H1N1 ou voir un portrait de ces « voleurs de poules et d’enfants« ).

« La propagande est aux démocraties ce que la violence est aux dictatures » – Noam Chomsky

Pour évoquer une solution à ceci : l’initiative personnelle de choisir en conscience de vivre et partager une heureuse sobriété (lire Pierre Rabhi à ce sujet, qui affirme qu’il faut être utopiste, mais pas pour des chimères, et j’ajoute que l’argent est une chimère, une valeur symbolique qui n’a de valeur que celle qu’on lui concède dans des pratiques quotidiennes).

La sobriété est une valeur humaine à l’inverse, à l’opposé, qui est contraire à celles produites par notre société de sur-consommation et diffusées par les médias qui appartiennent aux oligarchies régnantes. Voyez la place qui est accordée à la sobriété dans ces médias, elle est inexistante face au culte des personnalités qui y est opéré, la misère, la précarité, l’insécurité en sont des thèmes utilisés pour pervertir cette valeur en malheurs. Cette valeur de sobriété est nécessaire à la lucidité et à la sagesse que demande l’avenir. C’est la valeur la plus écologique qui soit. C’est garder mesure en toute chose au lieu de placer l’argent à la mesure de toute chose. C’est concrètement placer l’humain d’abord. Car si vous croyez qu’il faille sacrifier la nature, y compris humaine, pour de l’argent et du pouvoir, c’est que vous êtes déjà maudits! Mais ce n’est qu’une question de croyances, et celles-ci changent avec l’expérience de vivre sobrement. Ce sont des croyances qui gouvernent le monde, alors soyons maîtres de nos croyances! Mais je vous demande de ne pas me croire, pour en faire l’expérience par vous-même.

Ce n’est pas uniquement de l’écrire, de le lire, de le savoir et de le comprendre qui compte, mais de vivre de manière cohérente avec cette conscience. Ceux qui me connaissent savent que la sanction est des plus sévère en ce qui me concerne, l’exemple de cette initiative individuelle étant, car peut-être qu’après « Édouard aux mains d’argent », « le diable s’habille en Pradal« , et l’injustice porte sur ce que j’aime le plus tendrement au monde, ma fille Mila qui n’a que 5 ans. Je suis sanctionné car privé de l’exercice de l’autorité parentale, cet instrument que donne, et reprend l’état, alors que la seule fois où je l’ai affirmé, c’est pour m’opposer à l’utilisation, l’exploitation illégale (selon une des deux spécialistes des enfants à l’inspection du travail de Paris) de son image dans le film « Tom le cancre » dans lequel je me suis compromis comme père et photographe de plateau durant 11 semaines l’été 2011, et plus grave, car cela sanctionne cruellement Mila en nous privant de la possibilité de vivre simplement ensemble, de plein « droit » (accordé à sa mère qui ne veut que je la vois qu’en lieu « médiatisé ») alors qu’une garde alternée avait été mise en place une semaine chacun, depuis juin 2010 et que nous avions démarré en juin 2011 une procédure de divorce par consentement mutuel fixant cette garde alternée déjà mise en place, c’était avant que ma maîtresse (elle est institutrice) de future ex-femme ne rêve de sortir de l’école pour faire du cinéma, ce qu’elle a d’ailleurs fait en mentant à son travail pour pouvoir figurer dans le film. J’en suis réduit à passer lui dire bonjour à l’école, la voyant moins de 6 jours par mois, et presque pas pendant les vacances scolaires. Et ceci grâce à des mensonges et avec l’hypocrisie de ce que l’on nomme communément la « justice ». Alors j’affirme ici que la justice est un mythe, et que ceci mérite d’être changé! En ma compagnie Mila allait à l’école maternelle le matin, et l’après-midi en école buissonnière (court-métrage). Une manière d’avoir un pied dedans, un pied dehors, et d’explorer les « possibles », souvent à l’initiative de ses activités, avec ma vigilance.

Pour ceux qui pensent à la lecture de ce texte que je mélange tout, je réponds d’avance que je ne fais qu’y évoquer le contexte dans lequel prend place mon affaire familiale, qui est assez commune lorsqu’on observe que la gestion des affaires familiales accompagne les plus profondes et nombreuses souffrances ici-bas. À l’association « enfance et partage » de l’étonnement a été exprimé sur le fait que je perde l’exercice de l’autorité parentale pour la raison évoquée par le juge : « conceptions opposées quant à l’éducation de notre enfant ». Peut-être est-il franc-maçon lui aussi. Mais croyez-vous peut-être savoir de quoi il est question précisément à propos de « conceptions opposées » pour penser que je mélange tout. Alors oui, dans un sens tout est lié, et l’impermanence y règne, ainsi il est plus rassurant de compartimenter les différents aspects de notre vie, d’un côté la vie professionnelle, d’un autre la vie familiale, etc. Mais ce qui m’importe maintenant, c’est de ne pas perdre mon intégrité, et je dois avouer que je suis d’un tempérament trop entier pour être diplomate, et si je crois assez bien comprendre l’âme humaine, je ne suis pas à cause de cela, bon psychologue (la première application de la psychologie, c’est la manipulation). Ce qui m’importe maintenant, comme je ne peux plus concrètement prendre soin de la prunelle de mes yeux, c’est d’appliquer le principe de non-dualité, car cela m’est nécessaire, souffrant de l’attachement qui tourne à la torture de se battre pour la garde d’un enfant, et pourtant je suis sûr d’être un bon père, car Mila m’a très bien enseigné à l’être.

Pierre Rabhi évoque aussi le « changement » que redoute le « pouvoir » (qui s’y oppose en étouffant l’idée dans l’œuf, du moins pour le papa poule que je suis avec l’autorité d’un jugement provisoire rendu avec hypocrisie) et diffuse sur son blog une lettre ouverte : Peut-on changer ce monde ?

Dire qu’Édouard de Rothschild fait partie du Cercle Interallié où nous avions fêté les 80 ans de ma grand-mère paternelle en présence de Balladur, et où avec mon frère on a failli être refoulés car nous ne portions ni costume ni cravate. Heureusement que les liens du sang sont forts (nous sommes passés par les cuisines et nous n’avions pas accès aux jardins)…