Pas remplacée

Ce matin je suis passé à l’école primaire, comme souvent pour dire « bonjour » à Mila, en vélo. Séverine m’avait prévenu la veille à 23h40 par SMS (je dormais) :

« Mila n’ira pas à l’école demain car je garde encore Sacha au chaud. »

J’ai répondu :

« Il avait pourtant l’air de bien aller. C’est Reel Suspects. » « Je passerai pour l’amener en classe à 8h20 puisque tu n’as pas 10 mn pour amener Mila à 500 m de chez toi (sans doute que Sacha ne peut pas rester seul). »

Et elle :

« Non, ce n’est pas une question de tps. Je lui accorde une grasse matinée qu’elle aime tant. Tu n’as pas à venir de tte maniere. »

Or ce matin, des parents se plaignant que Séverine – maîtresse à cette même école où va notre enfant – ne soit pas remplacée, j’ai demandé à sa directrice la raison de son absence pour vérifier, et elle m’a dit que c’est car Séverine est malade.

Ce sont aussi des mensonges qui séparent Mila de son père, du moins le pouvoir que leur confère la « justice ».

La référence à Reel Suspects vient du fait que hier soir, avant de m’endormir, j’ai constaté que le film de cinéma dont l’envers du décor tourne au drame familial pour son actrice la plus jeune et son père photographe du plateau était présenté avec la mention « STATUS : Completed » avec une bande-annonce où Mila est visible malgré mon opposition.

Une du Dauphiné Libéré sur « Tom le cancre »

À la une du Dauphiné Libéré (Privas) du Vendredi 4 janvier 2013, par Robin CHARBONNIER.

Un film ardéchois en tête d’affiche

Tom le cancre

Passages de l’article commentés :

D’autant que cette aventure devait rester confidentielle.

Il a toujours été question de réaliser un film de cinéma. La société de production de Monsieur Éric Langlois a financé le matériel, le logement de l’équipe, la nourriture, etc, mais pas de salaires, ni de contrats. Ce long-métrage est présenté sur le site de la société N°7 pour son financement. Sur le plateau, courant juillet, Manuel Pradal affirmait lors d’une réunion avec des parents pour (re)mobiliser les troupes : « vous avez le choix : regarder le match de Foot à la télévision, ou jouer ».

N°7 Tom le cancre
N°7 Tom le cancre

“C’est une success story qu’on n’imaginait pas”, confie Manuel Pradal. Au départ, le réalisateur, qui a tourné auparavant avec Harvey Keitel et Emmanuelle Béart, avait juste répondu à l’invitation d’enseignants ardéchois. “J’ai animé un atelier de cinéma autour du “Kid” de Chaplin dans les écoles de Saint-Montan, Viviers et Bourg-Saint-Andéol”, raconte-t-il.

C’est le grand demi-frère de Mila, Sacha, qui m’a annoncé au petit marché de Saint Montan que Mila et lui avaient participé à un casting. Séverine, la maman, m’a dit alors que Mila n’avait pas voulu se prêter au jeu. Je n’ai pas apprécié que Mila y soit conduite sans en être prévenu, et je ne m’en suis pas plus préoccupé, je n’imaginais pas qu’elle serait quand même prise par la suite. Le jeudi 30 juin 2011, en sortant d’un RDV avec le maire de Saint Montan pour évoquer la disponibilité d’une ruine au cœur du village pour y créer un lieu culturel associatif, « La Lanterne« , j’ai croisé Séverine et Mila qui redescendaient avec des légumes de mon potager. Séverine m’a annoncé : « Mila est prise si tu es OK ». Je ne connaissait rien du projet, et d’être mis sur le fait accompli m’a mis en colère, elle m’a dit avoir été prévenue seulement la veille. Le tournage débutant au coin de mon potager à la coline du Coquillon, je m’y suis rendu avec Mila dont je venais de prendre la garde pour une semaine. C’est ainsi que l’aventure commença pour nous. Quelques jours après « Lanterna Magica » nous a été présentée pour assurer l’activité des enfants, Manuel Pradal avait précisé que par la durée du travail des enfants, nous sortions du cadre légal (nous compromettant ainsi), cette association loi 1901 présidée par Manuel Pradal a été enregistrée le 4 juillet 2011 (son premier assistant étant le trésorier). Elle n’existait pas avant cela, et a été créée pour cette occasion. Il y avait un script, toute une équipe assez jeune (dont une partie à l’école de cinéma de Bruxelles) engagée avec les mêmes conditions : payés si ça marche au barème syndical. Ce n’était en aucun cas un atelier pédagogique, et les heures de présence demandées aux enfants dépassaient pour les 15 premiers jours 35 heures par semaine. Selon l’inspection du travail de Paris (Nadine Marzive spécialiste des enfants), contactée par la suite pour vérifier ce que Manuel Pradal affirmait (le travail des enfants sera légalisé à la commercialisation) ; « le travail des enfants ne pourra pas être légalisé ».

Le réalisateur a été bluffé par “l’aptitude artistique précoce et féconde” de plusieurs enfants. “J’ai voulu continuer l’aventure sous le sceau de l’association “Lanterna Magica” avec une quinzaine d’entre eux, accompagnés de leurs parents.

« Tom le cancre » était écrit, il y avait un script qui a été utilisé tout au long du tournage (rares sont les moments d’improvisation), et son tournage a commencé fin juin directement avec les enfants choisis lors d’un casting dont la compagne de Manuel Pradal, Charlotte Phelouzat était la directrice. Selon Manuel Pradal, chaque journée de travail représente environ 1 minute de film. Ceux qui connaissent le métier savent que c’est beaucoup de travail, et toute l’équipe a beaucoup TRAVAILLÉ sur ce tournage, il y a eu par la suite des difficultés quand à l’excès de travail dû au manque d’organisation (mi juillet). L’équipe structurée d’une trentaine de personne n’était pas suffisante vu l’ampleur du projet.

Lanterna Magica sur unifrance "production étrangère"
Lanterna Magica sur unifrance « production étrangère » de Tom le cancre

Comment une association loi 1901 dont les statuts ont été déposés le 4 juillet 2011 a pu « produire » un film d’animation de 2009?

“C’est une aventure inédite et hors normes. Rien n’était prémédité”, souligne le réalisateur.

Mensonge! C’était écrit, comme le prouve cette photographie, car sur le clap est inscrit le numéro de la scène présent aussi sur le script. De plus le premier assistant a dit mi-juillet sur le tournage (là où la maîtresse s’évanouit et devient amnésique) qu’il toucherait 4% d’intéressement à partir de 900.000€ de recettes du film en plus de son salaire (devant témoins).

Mila avec clap Tom le cancre
Production : N°7

Les parents s’en souviennent très bien. “C’étaient les p’tits rois pendant le tournage”, sourit Céline Lantheaume, la mère de Pauline.

Ils ont beaucoup joué au roi du silence, car « SILENCE, ÇA TOURNE! ». Une BAFA avait été recrutée pour s’occuper des enfants pendant les longs moments d’attente. Son travail estimé insatisfaisant, elle a vite été renvoyée avant la fin de sa période d’essai, et remplacée longtemps après, à mi-temps, par un jeune homme que j’ai proposé, payé au noir. La sphère du film captait l’attention des adultes au détriment des enfants, souvent réduits à attendre, non libres de leurs mouvements, avec les parents qui les accompagnaient. Ils étaient souvent engueulés, car les enfants c’est bien connu, sont bruyants, ce qui n’est pas très compatible avec la prise de son sur un tournage professionnel. Le tournage n’était pas tout beau tout rose, il y a eu des bons moments (surtout au début, avec l’enthousiasme qu’un tel projet a suscité), et des mauvais moments. J’ai même été désigné comme empêcheur de tourner en rond, attentif au bien-être des enfants : à la fin du tournage Manuel m’a dit que le conflit avait permis de trouver un certain équilibre (le tournage a pris du retard, et les 6 enfants ayant fait les 11 semaines de tournage ont manqué des jours de classes à la rentrée).

“L’atelier se transformait peu à peu en un conte”

Mensonge! Ce n’était pas un atelier, mais bel et bien la réalisation d’un long-métrage réalisé au mépris des lois (selon l’inspection du travail) qui a couté au moins 10 fois moins cher qu’une production « normale » (moins de 300.000€ selon Manuel Pradal).

Reel Suspects Activités : Exportation/Ventes internationales
Reel Suspects Activités : Exportation/Ventes internationales

“On ne savait pas qu’un tournage était si long et compliqué. On a été impressionnés”, racontent Fabienne et Sylvain Soboul, les parents de Matys.

Ça c’est vrai.

“L’atelier se transformait peu à peu en un conte, une fable”, précise le réalisateur.

Ça c’est faux, et pour cause, car le mot « travail » alors qu’aucune dérogation n’a été demandée pour les enfants (obligatoire), sa reconnaissance, serait dans la bouche du réalisateur l’aveu de l’exploitation illégale d’enfants pour une entreprise prestigieuse qui est celle du cinéma. D’ailleurs le producteur « recule » et ne désire plus être présenté, ni sa société pour la production de ce film ; pourtant sur le clap et sur le seul écrit signé (droit de l’image des enfants) production N°7 est bien présent!

Mais, malgré cette bonne expérience, il pensait que les bobines allaient rester au placard.

Mensonge! On ne réalise pas un film de cinéma pour qu’il reste au placard, cela a demandé beaucoup d’énergie, de travail, et d’argent. Allez donc demander à l’équipe, à d’autres parents. Ne pas reconnaître les efforts consentis par tous pour réaliser ce film comme travail (dissimulé selon l’inspection du travail, et interdit pour les enfants) a permis de réaliser ce film à moindre frais, mais il ne faudrait pas que cela vienne faire concurrence à ceux qui respectent les lois, ou permette à un petit cercle de personnes d’en profiter, d’en abuser grâce à des mensonges et avec mépris. Manuel Pradal avait évoqué le cas de « Être et avoir« , et aussi exprimé le souhait d’une même jurisprudence.

Pour Mila et moi, la « justice » répond mal à cette question : aurait-on raison de mentir quand le tort est infligé à celui qui s’en révolte? En effet nous avons (à la demande de mon ex-femme) perdu notre quotidien où nous nous épanouissions ensemble, et j’ai perdu l’exercice de l’autorité parentale (je me suis opposé à l’utilisation de l’image de Mila avant d’avoir perdu l’autorité, ce qui n’est pas une sanction selon le juge aux affaires familiales), l’envers du décor tourne au drame familial. Je n’accepte pas tous ces mensonges! Le fait que le producteur Monsieur Éric Langlois m’ait affirmé « tu n’auras rien » début avril 2012 quand je demandais des contrats et une partie du salaire (promis par Manuel Pradal pour la fin de l’hivers le début du printemps 2012) a participé à me ruiner ; la requête en divorce de mon ex-femme est justifiée par mon manque de moyens, et est en partie exaucée malgré un vieux droit au chômage perçu un peu avant l’audience de notre divorce dont la décision provisoire est maintenant justifiée tout autrement (avec une grande hypocrisie et encore d’autres mensonges).

Ce tournage a troublé la vie de notre village ainsi que ma vie familiale, sans doute par l’exacerbation du narcissisme.

Je veux élever mon enfant, la prunelle de mes yeux, prendre soin d’elle, c’est Mila qui m’a enseigné à être un bon père, elle forgeait ma couronne de ses bonheurs en ma compagnie, et j’ai le sentiment que ce film participe grandement à me l’enlever au point de penser que « le diable s’habille en Pradal ».

Tous les articles du blog sur « Tom le cancre ».

Pascal Terrasse porte plainte pour diffamation contre moi

Twit de Pascal Terrasse
Pascal Terrasse porte plainte pour diffamation contre Cyril Delacour

« Compte tenu des mensonges que vous procédez à mon égard sur la situation de votre fille, je viens de porter plainte pour diffamation. » – Pascal Terrasse, député PS, ex-président du conseil général de l’Ardèche, et médiateur dans l’affaire « Tom le cancre« .

A-t’il affirmé mon opposition à l’utilisation de l’image de mon enfant avant de mettre fin à sa médiation ? Car il a affirmé que Tom le cancre est un atelier pédagogique associatif, or ce n’est pas le cas, et je suis privé de l’exercice de l’autorité parentale. Bien entendu je ne peux pas prouver qu’un simple coup de téléphone demandant au juge des affaires familiales de me sanctionner a été passé, ni que Pascal Terrasse l’a lui-même fait, ni si c’est un franc-maçon qui a fait « jouer » son réseau. Par contre je peux prouver que Pascal Terrasse soutient son « ami » Manuel Pradal dans cette affaire qui fait partie du contexte où est géré notre divorce, et où mon opposition à l’utilisation de l’image de mon enfant a été méprisée à plusieurs reprises.

Le Fil de soi

Mail de Séverine du 12 novembre dernier : « Je t’informe que Mila revoit Mme Gourin, la psychologue du Fil de soi. »

Mme Gourin est la psychologue qui travaille au CMP de Bourg Saint Andéol. À notre premier RDV, Séverine avait déjà dit que c’était au Fil de soi. Il y a deux portes d’entrées à ce bâtiment de forme pyramidale, une à gauche pour le CMP, une autre à droite pour le Fil de soi. Celle de droite était fermée. Dans le bureau de Mme Gourin il y a 3 portes les unes à côté des autres, j’ai demandé avant d’ouvrir pour sortir en y laissant Mila si c’était la bonne, ce qui était le cas.


Article lié à cette photo.

Mila au studio – Saint Montan – Juillet 2011

Je me souviens qu’elle avait dit en revenant de cet entretient seule avec Mila (5 ans) qu’elle désirait revenir lui parler, ayant besoin de prendre de l’oxygène quant au conflit de ses parents. Je lui ai fait remarquer qu’ici effectivement on entendait l’oxygène. En effet dans la salle d’attente le système de ventilation fait du bruit. Avant ce RDV, Mila et moi attendions dehors, sur le banc, et je lui avais expliqué en lui montrant la lune, et la forme arrondie entre le pouce et l’index quand on ferme le poing, que c’est le même soleil qui éclaire la lune et ma main en lui faisant constater que l’ombre sur ma main et sur la lune se ressemblent. J’ai exprimé aussi à Mme Gourin que le « désir » de Mila était peut-être lié au fait qu’elle lui prêtait un jouet, en pensant que c’était une forme de séduction de sa part (je te prête ce jouet et tu reviendras me le rendre). J’ai refusé que Mila prenne ce jouet, un cheval Barbie. À quel jeu joue cette psychologue (celui qui l’a satisfait comme j’ai pu le constater et l’évoque plus bas)? Quand je repense que Mila était allée demander seule avec mon accord et mon attention, si elle pouvait faire du poney aux Saintes Maries de la mer, et qu’elle en a fait car le petit garçon à qui on avait payé la promenade avait peur de monter sur ce poney, et ce en contentant les parents qui ainsi n’avait pas payé pour « rien », faisant la joie de Mila qui en cette occasion a appris que parfois il suffit de demander ce dont on a envie pour en faire l’expérience avec bonheurs.

J’avais fait part à cette psychologue de la raison qui avait motivé ma demande à Séverine que Mila consulte, Séverine qui a fait la démarche de prendre ce RDV; la violence avec laquelle nous avions été séparés pendant plus de 3 mois, suite à notre départ inopiné aux Saintes (qui était aussi une fuite inspirée par un sacré coup de cœur), comme une sanction cruelle alors que Séverine ne s’est pas privée de faire des choix concernant Mila sans mon accord, en me mettant devant le fait accompli, comme par exemple l’amener au casting et au premier jour de tournage de « Tom le cancre« , ou les différents choix qu’elle a fait seule lors de séparations (ruptures ou lorsque j’étais absent) des habitations que nous avons occupé, et tant d’autres choix qui forment son habitude, son caractère, son destin. La réciprocité n’est carrément pas son truc. Jamais j’ai empêché Séverine de voir Mila, ce qui dans l’autre sens n’est pas vrai, c’est même le contraire, et c’est cela qui mérite d’être sanctionné pour que justice nous soit rendue à Mila et moi.

Cette psychologue exprima par la suite que ce comportement est de la maladresse de la part de Séverine. Ce à quoi j’ai réagi en disant que si c’est de la maladresse, elle sous-entend qu’elle ne le fait pas fait exprès, et que donc elle n’en est pas responsable. Est-ce que Mila doit l’accepter, alors que d’autre part on lui explique que c’est de la faute de son papa si elle ne peut plus le voir? Je n’accepte pas, et veux en protéger Mila, et c’est pourquoi j’ai refusé qu’elle continue de voir cette psychologue qui excusa ainsi la violence dont est responsable Séverine en ce qui nous concerne, car nous en sommes victimes, nous en souffrons, c’est un fait pour Mila et moi, car nous aimons vivre ensemble. Mila a fait la prière à l’église d’aller à l’école du village (proche) et que nous cessions de se disputer sa mère et moi, elle veut continuer « une semaine chacun » comme c’était le cas depuis juin 2010!

J’ai aussi vu le directeur du CMP, M Gendre, qui a dit que je suis « original », ce à quoi j’ai répondu « merci de ne pas avoir utilisé le mot marginal », et aussi que je fais partie de 1 ou 2 % de la population. Quel est exactement Monsieur cet ensemble de la population si minoritaire? Je lui ai demandé si le rôle de l’institution « psychiatrique » n’est pas de faire accepter des normes à des individus qui les acceptent mal. Il a aussi soutenu qu’il n’y a pas de vérité(s) mais que des histoires personnelles, j’ai répondu « je vous annonce quand même une vérité; le peuple de la marchandise court à sa ruine ainsi qu’à celle de son environnement », et aussi que témoigner de ce qui est vrai, même au travers du « prisme personnel », n’est pas mentir. Est-ce que les mots « vérité » et « mensonge » n’ont pas de sens commun, ne signifient rien? Certes, la vérité est impersonnelle, elle n’est pas ce qu’on en dit avec le langage qui est lui de nature symbolique (quel fil relie le référant du référé si ce n’est le sens que la conscience permet?), et c’est peut-être pour cela que ça n’a pas de sens pour ceux qui essayent de poser des étiquettes sur les personnes, soient-elles « psychologiques », tout en étant pas témoins du contexte qui provoque les maux qu’ils expriment. Cependant ce contexte nous le partageons plus ou moins comme la condition humaine, notre monde, notre société, notre système érigé au fil des siècles et nous conditionnant, et c’est bien là où leurs attentions manquent. Ah tous ces mots qui ne sont pas des maux mais leurs délivrances! Je ne me souviens plus si je lui ai aussi évoqué (Bourdieu ou Foucault?) que le fait de se soumettre au rituel de l’examen est un rapport de force induisant la reconnaissance d’un savoir préexistant, ce qui tend à faire de l’homme plus qu’un discours.

Mme Gourin a produit une pièce pour le dossier de ma femme concernant notre divorce, comme quoi j’avais refusé que Mila continue de la voir. Sans en préciser la raison, bien entendu. Raison que je résume ainsi : je ne la sens pas du tout, et je me souviendrai de la satisfaction que j’ai ressenti chez elle à notre dernière entrevue! D’autant plus que je devais la voir juste avant que Mila y passe, que cela m’aurait donné l’occasion de lui dire bonjour, et qu’entre temps, dans la matinée le RDV de ma fille a été déplacé. Mme Gourin ne prenant pas en compte ce que je lui avais dit, ne me faisant pas confiance, serais-je malgré tout tenu de lui faire confiance? Comme j’ai perdu l’exercice de l’autorité parentale, Séverine m’informe juste que Mila va la voir à nouveau. Nous étions partis du mauvais pied, ou disons plutôt que la voie était close, la porte fermée (celle du Fil de soi). Voilà ce que Séverine écrit au sujet du lien parental en réponse à ma question « Comment débloquer la situation, dois-je renoncer, est-ce toi qui doit renoncer, ou y-a-t’il une médiation possible dans l’intérêt supérieur de l’enfant qui nous uni à vie comme parents? » : « Nous sommes tous les deux liés à Mila, mais ce n’est pas Mila qui est notre lien. Peut-être que je l’ai cru lorsque nous l’avons conçue: c’était une grave erreur que j’ai à coeur de corriger aujourd’hui. » Séverine m’a dit samedi 17 novembre dernier que cette Mme Gourin lui avait dit que je faisais tout pour la détruire. Mme Gourin c’était mise en colère pour des paroles que ma femme lui avait prêté et que je lui rapportais. Donc je sais que je ne sais pas ce qui est vrai, n’étant pas témoin des paroles échangées entre elles, et ce qui m’inquiète, ni des paroles que Mme Gourin adresse à mon enfant. Cependant dire que je fais tout pour détruire ma femme, c’est ni plus ni moins que parler à l’envers, et parler à l’envers est digne de ceux qui marchent sur la tête (laquelle?), ou sur les têtes (serait-ce une question de pouvoir?).

La torture continue (celle qui m’engage contre le principe moral de ne pas se battre pour la garde d’un enfant, car ce n’est ni une « propriété », ni un « objet »). À tel point que je me demande s’il ne vaut pas mieux que je prenne beaucoup de distance de ce qui n’est pas un territoire à conquérir, quitte à abandonner ma fille, pour que cette torture cesse en ce qui la concerne, qu’elle n’y soit pas impliquée, pour qu’elle ne soit pas par exemple manipulée par une psychiatre qui trouve que le mensonge est tout à fait « normal » à son âge, au risque même de rompre le « fil de soi », qui peut aussi être le lien avec son père, perverti ainsi par des mensonges face auxquels, force est de le constater, je ne peux pas faire grand chose à part témoigner de ce qui est vrai, mais pour le moment c’est nullement pris en compte par ce que l’on nomme communément la « justice ».


Pour évoquer un coup de Fil alors que j’étais en convalescence d’un 3eme pneumothorax chez celle (fee-no-men) qui a annoncé à ma femme que nous avions une relation plus ou moins adultère, car consommant ainsi une énième séparation (les 2 autres pneumothorax ont eu lieu lors de ruptures « dramatiques » avec Séverine), me trahissant à cette occasion (la veille elle m’avait convaincu de ne pas le faire moi-même, se justifiant ensuite en me disant que seuls les imbéciles ne changent pas d’avis et qu’elle n’allait pas me laisser ce plaisir, le sien que par cette parole elle me prêtait à tort) et qui est devenue par la suite son amie (elle a produit une attestation pour ma femme, écrivant que je serais un manipulateur pervers). Je partage donc avec vous ce coup de Fil de Banta rencontré à Nuoro du Sahel, il m’a aidé alors que je cherchais à envoyer un mail à Séverine (du poste de travail de la mère de Banta) pour l’avertir que je quittais le groupe de l’atelier nomade pour rester sans moyen de communiquer à Débi Kouroumba (nord Mali) où je suis resté un peu moins d’un mois. Ainsi Banta m’a dit par téléphone (premier de sa part longtemps après notre rencontre) qu’un vieux lui avait demandé s’il avait un ami blanc, et ensuite de lui dire (donc à moi) qu’un homme s’épanouit avec sa famille. Quelle sagesse! Sans comprendre comment ce vieux savait à qui, comment, à quel moment, et pourquoi dire cela, j’ai conscience que cette sagesse est loin, très loin de la manière dont les affaires familiales sont accompagnées ici en France, administrant de profondes et nombreuses souffrances. Souffrances qui nuisent à l’épanouissement, ou peuvent être un mal pour un bien, comme une sorte d’initiation quand on y est préparé, ce qui n’est hélas pas le cas de Mila. Face aux difficultés, il vaut mieux être attentif à ce qu’elles enseignent, n’est-ce pas? Comme un rite initiatique qui fait d’un honnête homme du 21eme siècle un homme honnête présent, passage par l’expérience de la ruine, de l’injustice, de la calomnie et du mensonge, de l’hypocrisie et du divorce qui le priverait d’élever la chair de sa chair, le sang de son sang aussi loin des perversions de son temps qu’il le puisse. Cela provoque la nécessité de développer des qualités assez fortes pour ne pas en être détruit.

L’adversité comme la photographie, c’est mon truc, ce qui fait que j’écris avec la lumière, et l’encre de mes sentiments, ne vous en déplaise, pour vous changer les idées, je crois.