Dignité

Avec dignité j’ai ramassé des ordures sur le bord de mon chemin de vie, avec toute mon attention, comme un exercice de purification, pour occuper mes mains, et trouver le plaisir d’observer un environnement sain où le regard n’est pas meurtri par des déchets, aussi petits soient-ils comme ces bâtonnets de sucettes. J’entendais autour de moi des parents dire à leurs enfants de ne pas jeter par terre ces choses, de « respecter ». Cet exercice fait beaucoup de bien, comme si cela libérait d’une malédiction comme celle « qu’un sang impur abreuve nos sillons » en ramassant ces plastiques, ces mégots, ces paquets de cigarettes où est écrit « FUMER TUE » alors qu’on nous les vend tout en nous interdisant de cultiver du tabac.

Tout cela pour montrer que se courber et se redresser fièrement pour le faire, c’est digne, car soigner notre environnement, et en retour ressentir la gratitude pour lui dont nous dépendons et qui prend soin de nous sans compter, c’est retrouver la dignité perdue du peuple de la marchandise. À chaque respiration c’est un profond plaisir d’aimer notre nature propre.

Restons les pieds sur terre que les racines de cet arbre puisent force et vitalité en une terre sacrée et assainie!

Déni de justice

Qui est responsable de tant d’iniquités?
Mammon ou l’égrégore né de la valeur symbolique (croyance liée à des pratiques quotidiennes) qui est placée à la mesure de toute chose au lieu de garder mesure en toute chose : la sobriété qui accompagne la lucidité et la sagesse que demande l’avenir.

Mammon
Mammon

En brulant des billets (petits, je ne suis pas « riche ») j’ai constaté comme un frisson parcourant ceux qui sont attachés, aliénés à cette valeur, lui sacrifiant de leur vie, comme un « touché de feu » qu’évoque les sourates du Coran à propos de la riba.

Si vous croyez qu’il faille sacrifier la nature, y compris humaine, pour de l’argent et du pouvoir, c’est que vous êtes déjà maudits! Or ce ne sont que des croyances, et celles-ci changent en faisant l’expérience d’une heureuse sobriété, ce ne sont que des croyances, mais celles-ci sont puissantes quand elles sont si largement partagées lors de pratiques quotidiennes! Les anciens disaient qu’une religion, c’est moins une question de dodgmes que de pratiques. Le bon principe (Ormuzd) était honoré en soignant et en nourrissant les animaux domestiques, en cultivant avec respect la terre.

Faravahar
Faravahar

Cette valeur symbolique, ce qu’elle est, c’est à dire sa création, sa destruction, sa gestion, demeure dans l’obscurantisme digne de la secte la plus puissante que l’histoire connaisse, la secte des finances. Ce qui fait (est-ce présomptueux de le constater?) que trop peu sont conscients de l’entreprise à laquelle ils se livrent de la maternelle à la grande et grosse personne morale (personnalité juridique qui n’a de morale que le profit à tout prix, pot de fer contre lequel les pots de terre que sont les paysans, les artisans, les petits commerçants et autres indépendants sont brisés dans la guerre mondiale, économique et psychologique, nommée « libre échange » « libéralisme » « libre concurrence » sous le faux étendard du progrès alors que c’est une véritable régression des valeurs humaines), mais aussi de la petite cuillère en argent aux ors du palais alors qu’un arbre ne vend pas ses fruits.

La flamme est aussi réduite que le pépin indigeste que la merde fertilise à la naissance d’un arbre. Or si la flamme réchauffe celui qui s’y tient proche, dans les ténèbres elle se voit de loin!

Le « pouvoir » tend à inverser les valeurs humaines. S’il en est une qui le démontre de manière très claire, c’est la valeur de sobriété qui est à l’opposé, au contraire, à l’inverse des valeurs produites par notre culture consumériste et diffusées par les médias appartenant aux oligarchies. Ainsi ce sont des initiatives individuelles qui permettrons de vivre et partager une heureuse sobriété que le « pouvoir » tente de pervertir en une austérité digne d’un ordre religieux, or cet ordre est de la secte des finances qui exerce une grande influence sur notre économie.

Sacrifier un peu d’argent pour la vie, ou sacrifier sa vie pour un peu d’argent? Cette valeur symbolique exerce une grande emprise, un grand pouvoir sur nos esprits, or prendre conscience de ce qu’elle est, concrètement et spirituellement (je ne peux pas nier désormais les aspects mystiques que prend parfois la vie, car si ma religion est l’art et l’expérience, j’en ai fait l’expérience de ce mystère qui fait que la nature de l’esprit est profonde pour notre conscience, et vaste par nature, voir l’histoire du 100eme singe qui illustre cela) est libératoire.

Ce qui créé l’argent (- de 2% de fonds durs garrantissent la masse monétaire globale constituée à 80% par des jeux d’écritures informatiques) c’est la créance au moment de contracter une dette. Ce qui détruit l’argent c’est le remboursement de la dette (avec intérêts, ou usure). Ce qui gère l’argent ce sont des lois, dont la loi de 1973 dite loi Rothschild qui concède les intérêts de la création monétaire au privé, ainsi LE moyen d’échange que nous utilisons n’est pas un bien commun, mais LE moyen de nous asservir.

L’argent est roi,
la dette est souveraine en Euro,
les peuples sont déchus,
très déchus!

Les usuriers ça ruse, ça use les usagers!

Accepter l’usure comme principe favorable à une minorité et comme moyen de parasiter l’économie marque la compromission, la forfaiture du socialisme d’en faire un parti pris d’avec une trop longue phase de rapine.

La propagande est à Libération ce que l’usure est à son actionnaire de référence, Monsaigneur de Rothschild alias Édouard aux mains d’argent épaulé par [A. rêve à] une histoire qui n’a pas fini de s’écrire (celle des vainqueurs?) susnommée Anne Lauvergeon au comité de surveillance.

Je crois que beaucoup de mes problèmes actuels (on m’a enlevé le quotidien avec mon enfant) est lié au fait que j’ai exprimé et développé tout cela sur le site de Libération (tout un symbole). Et je me demande si après « Édouard aux mains d’argent » « le diable s’habille en Pradal ». Car Pradal est le réalisateur d’un film où ma fille et moi nous sommes compromis, et qui provoque un déni de justice, une grave profanation, en utilisant l’image de mon enfant malgré mon opposition pour « Tom le cancre » dont la première moitié a été réalisée tout proche de mon potager, et ceci à l’initiative de ma femme qui a amené notre enfant au casting et au premier jour de tournage sans que je ne le sache et qui demande maintenant que je ne vois notre enfant qu’en lieu « médiatisé » alors que je suis déjà privé de l’exercice de l’autorité parentale : victimes nous sommes sanctionnés par une justice qui se montre comme l’inverse, l’opposé, le contraire de ce qu’elle devrait être, c’est à dire « parfaitement » injuste.

Plus d’informations sur http://www.floue.net/tom-le-cancre/.

Rien ne ressemble plus à un grain de sable qu’un autre grain de sable sur cette dune qui cache l’oasis.

Un mal pour un bien ?

Un bien entraine un mal, un mal entraine un bien, c’est l’impermanence. Par exemple l’extension du travail c’est la propriété (breveter le vivant). L’extension de la propriété c’est le vol (monopole sur les semences). L’extension du vol c’est l’injustice (le droit du plus fort, du plus retord accordé aux grandes personnes « morales »). L’extension de l’injustice c’est l’insurrection des consciences (initiatives individuelles pacifiques). L’extension des consciences c’est l’évolution (l’avenir).

Mais ce qui fait du bien est bien, quand ce n’est pas au dépend d’autrui, et ce qui fait du mal est mal, même quand c’est au profit d’autrui (sacrifice?). Tout n’est pas relatif. Je crois que les seuls sacrifices qui plaisent à Dieu – quand en mon esprit passe le mot « Dieu », en mon cœur résonne le sens de conscience – sont ceux qui permettent de partager le bonheur d’être simplement là. Comme ne pas placer sa dignité dans un confort relatif, ce qui peut être aussi la perdre, ainsi renoncer au confort relatif au sacrifice de la nature permet de vivre et partager une heureuse sobriété, dignement, tout en respectant ses propres besoins essentiels et ceux des autres, avec non seulement le respect de notre environnement naturel, mais aussi de notre environnement social et culturel.

Pierre Rabhi
Pierre Rabhi

J’ai l’impression de prêcher, je ne voudrais pas que cela soit en plus dans le désert, c’est déjà assez désagréable comme ça!

Libération ou l’envol des esprits

Que cette illusion du pouvoir et de la possession cesse de prendre les êtres de ce monde en otage.

Que le peuple de la marchandise cesse d’y croire, qu’il se libère de cette illusion pour partager les valeurs d’amour, de respect et d’unité, qui lui manquent tristement ; car ces valeurs sont absentes des vues fausses qui les déracinent de l’être pour l’avoir.

Que la confiance soit placée là où elle le mérite, en soi, et que les consciences vides de symboles creux accueillent la vie en ses présences avec l’attention de n’y trouver aucune peur.

Que l’insurrection des consciences gagne en profondeur pour en exclure par vigilance les mensonges avec la motivation qu’une question de vie ou de mort inspire, que l’insurrection des consciences gagne avec la force d’y trouver en son cœur la paix.

Suis-je seul à espérer que cela se réalise ? Faut-il être nombreux pour semer d’arbres la forêt des songes que nous formons avec le bonheur d’y enraciner notre passage terrestre, ou la tristesse d’en être déracinés ? L’ancien monde ne devient-il pas nouveau du fait d’y être présent, attentif, respectueux, et plein de gratitude pour ce qu’il nous est donné d’en faire avec joie maintenant, mains-tenantes, et maintenant à deux mains semantes, à demain s’aimant, vraiment ?