Opposition à l’utilisation de l’image de Mila Delacour

Monsieur,

Entendu début juillet 2011 à Saint-Montan sur le plateau de «Tom le cancre» par le réalisateur Manuel Pradal, que par la durée du travail des enfants nécessaire à la production du projet cinématographique auquel nous participions nous sortions du cadre légal, mais que l’association «Lanterna Magica» prenait en charge l’assurance de cette activité;

Entendu que le travail des enfants serait légalisé, mis en conformité avec les lois à la commercialisation du film et les salaires, dont le montant reste inconnu, crédités sur des comptes bloqués jusqu’à leur majorité;

Entendu que mon engagement comme photographe de plateau serait salarié, comme le reste de l’équipe, et payé au barème syndical «si ça marche»;

Entendu après mi-juillet 2011 que les salaires seraient mis en participation et engendreraient «un partage juste et équitable» alors que mon engagement était remis en question par le producteur;

Entendu en novembre 2011 à Paris lorsque j’ai remis plus de 6.000 vues du tournage à Manuel Pradal que je ne pouvais pas attendre plus qu’un salaire indexé sur le barème syndical même en cas de succès commercial du film, revenant sur sa parole ci-dessus rapportée, et encore que le travail des enfants serait légalisé à la commercialisation du film malgré mes doutes;

Entendu de la part du producteur Éric Langlois «tu n’auras rien» début avril 2012 alors que je proposais de facturer moi-même en cession de droits le travail déjà livré en demandant de préciser les conditions de sa diffusion ainsi qu’en exigeant le paiement du tiers du salaire proposé, soit 3.000 € «normalement» payé «à la fin de l’hiver au début du printemps» selon Manuel Pradal à l’automne 2011;

N’ayant toujours pas de contrats comme photographe de plateau, figurant, et comme actrice pour ma fille Mila Delacour ayant participé aux 11 semaines de tournage et le film n’ayant toujours pas de structure juridique clairement posée;

Entendu par Nadine Marzive, spécialiste du travail des enfants à l’inspection du travail de Paris, que le travail des enfants ne pourra pas être légalisé et qu’il apparait comme dissimulation de travail non-déclaré, en plus de l’appel au bénévolat pour une entreprise à but lucratif;

Par la présente, et sur le conseil d’un syndicat du cinéma, je sous-signé Cyril Delacour père de Mila Delacour née le 25 mars 2007 à Saint-Étienne, m’oppose formellement à l’exploitation commerciale de mon image pour « Tom le cancre » (ou tout autre nom que puisse prendre ce projet) ainsi que des vues dont je suis l’auteur, ainsi et surtout de l’image de ma fille Mila Delacour pour toute utilisation, que ce soit en public ou en privé comme cela a été fait lors d’une projection «technique» à Pierrelattes en juillet 2012 sans que je n’en sois prévenu ni par Manuel Pradal ni par ma femme Séverine Jullien, mère de Mila Delacour, et ceci au mépris d’un avis contraire auparavant affirmé, et ce alors que nous sommes en instance de divorce et que la requête de ma femme requiert un jugement fixant l’exercice exclusif de l’autorité parentale à son profit, qui serait aussi le votre si cela annule la présente opposition déjà affirmée par oral, par mail, et par simple courrier courant avril 2012.

Veuillez recevoir l’expression de mes salutations les plus fermes.

Le diable s’habille en Pradal

Après une longue conversation avec le réalisateur de « Tom le cancre » où il ne reconnaissait pas le « sacrifice » de l’été dernier en ce qui concerne les aspects négatifs du travail des enfants ainsi que du manque d’organisation qui a pénalisé toute l’équipe, je lui ai demandé :

« Une question importante pour moi, est-ce que tu crois en Dieu ? »

Il m’a répondu ce que j’ai ressenti le plus sincère sur ce qu’il m’ait exprimé : « Pas du tout! »

Alors je te réponds ici, car je sais que tu le liras, que si tu ne crois pas en Dieu, moi je crois qu’il croit au moins un peu en toi, Manuel, sinon tu ne serais pas présent. Pour ce qui est des contrats, je les attends toujours, mais j’avoue que je n’ai rien à te vendre, ni à toi, ni à la production, car rien ne m’appartient si ce n’est la responsabilité de mes actes, de mes paroles, et de mes prises de positions, dont celles qui m’ont amené à non seulement veiller sur ma fille, ton actrice la plus jeune, mais aussi sur les autres enfants pendant le tournage, ainsi que 2 nuits, les seules payées (au noir 100€, par Vincent Lorca), à veiller sur le matériel. Je sais que je ne sais pas, mais si tu espères que je perde toute autorité sur ma fille lors du divorce, sache qu’elle me fait confiance, et que cela, ça ne s’achète pas et que vous aurez bien du mal à le pervertir.

De ton côté tu peux constater que j’ai enlevé la « mauvaise » publicité que je faisais au film, cette galerie donnant, tu en conviendras, une bonne image au travail collectif que représente cette entreprise cinématographique à but non certain.

Manuel Pradal
Manuel Pradal

Plus d’infos sur le blog http://tom-le-cancre.blogspot.fr

Sur ce, à bon entendeur, salut!

Perversion

Prises de vues du tournage du film « Tom le cancre » de Manuel Pradal, dans la chapelle qui se trouve au début du sentier qui mène à la grotte de l’ermite dont le nom est à l’origine de Saint Montan. C’est la scène du mariage entre l’homme-loup (mangeur d’enfants) et la maîtresse (amnésique). La position de la croix est un symbole de perversion ; elle n’est pas droite. D’ailleurs pourquoi sacrifions-nous la nature en la polluant, en la pervertissant comme le naturel de ces enfants? La croix est le symbole du sacrifice du Christ, pourquoi sacrifions-nous notre contexte naturel, notre présent, ce que nous aimons? Ne serait-ce pas pour une valeur symbolique qui est à la mesure de toute chose (l’argent) à la place de l’homme, ou encore par égoïsme, égocentrisme, narcissisme, à la recherche d’un pouvoir qui s’enracine dans la peur au lieu de se montrer responsable de prendre soin de notre environnement, par amour.

Ce sont les enfants qui sont la raison du couple, et avant même d’être là ils inspirent l’amour qui uni les amants, mais surtout qui les lient pour la vie.

En espérant que ce qui a été tordu sera redressé, je n’en fait pas une affaire personnelle, qui aime les redresseurs de torts, à part en s’identifiant au héros d’un film où les méchants sont très méchants, et les gentils très gentils? Comment retrouver la pureté quand elle a été pervertie, quand le naturel a été exploité, sacrifié au nom de l’amour de l’art, mais pour et par de l’argent aussi? Oublier? Accepter et continuer?

Séverine, ma femme, je m’adresse à ce que j’aime en toi et que j’ai eu l’occasion de reconnaître aussi en dehors de toi dans certains de tes actes et certaines de tes paroles ; pourquoi alimenter ce conflit qui nous sépare, qui nous oppose, pourquoi? Pourquoi croire que j’aurais dit à Mila que je n’étais plus son père mais que c’était ton nouveau compagnon, et le faire croire à celui qui m’accusant d’être un père indigne s’est conduit de manière indigne en me chassant, en m’empêchant de voir notre enfant? Pourquoi? Il doit bien y avoir une raison, est-elle vraiment bonne? Je ne crois pas, non, et c’est pour cela que je m’adresse à ce que j’aime en toi, car je ne peux pas le nier, c’est toi qui a porté notre fille chérie, n’est-ce pas par amour?

Je veux une relation parentale saine entre nous, je le veux et c’est motivé par l’amour que je porte à Mila, dans son intérêt que la justice reconnaît comme supérieur, j’espère que cela ne vire pas à l’injustice grâce à des mensonges, des perversions motivées par Dieu sait quoi, des manipulations comme pour cette croix disposée de travers, j’espère fort et au-delà de la puissance des symboles.

TOM LE CANCRE

Dernières nouvelles !

Ces dernières nouvelles dates un peu, car maintenant je suis effectivement privé de l’exercice de l’autorité parentale, et j’avoue que j’ai peur pour la suite des évènements, vu la tournure qu’ils prennent, ce qui motive une grande vigilance.

J’ai parlé quelques instants avec Manuel Pradal le 10 juin 2012. Après un « on ne savait pas où tu étais » et la réception de la convocation à mon divorce où ma femme, mère de la plus jeune actrice du film demande l’exercice exclusif de l’autorité parentale à son seul profit (qu’elle espère obtenir, ma maîtresse de future ex-femme qui rêve de sortir de l’école pour faire du cinéma), je crois que mon opposition à l’exploitation – illégale – de l’image de Mila soit quelque peu en jeu. De plus une lettre d’un représentant du peuple qui refuse que son « passage » sur le plateau soit évoqué semble indiquer une certaine distance d’avec ce qui risque de poser problème, y compris pour la relation d’un père et de sa fille chérie (il y a des témoins pour l’attester?).

Manuel Pradal et Yorgos Arvanitis

Long métrage écrit et réalisé par Manuel Pradal, à la direction de la photographie Yorgos Arvanitis, produit par Éric Langlois (N°7), avec une douzaine d’enfants, Steve Le Roi, Sacha Bourdo, et Stéphanie Crayencour.

Dans la forêt du Coquillon

Mes documents sur le film

Galerie des photographies n&b

Pour les parents : Lanterna Magica

Exercice de création :

« TOM LE CANCRE »

« TOM LE CANCRE » est un exercice de création, pédagogique, proposé par le réalisateur Manuel Pradal, dans le cadre de l’association « Lanterna Magica ».

Cet exercice s’adresse plus particulièrement aux enfants.

Il traite du monde de l’enfance en confrontant la parole et l’imaginaire de ces enfants âgés de 4 à 7 ans autour de tableaux fictionnés revisitant la mythologie des contes.

Les enfants feront la rencontre de personnages atypiques tels que Tom, sorte de petit Robinson Crusoé, qui leur apprendra les rudiments de la survie, ou encore l’homme-loup, lassé de devoir faire peur aux enfants. Ils seront confrontés à l’amnésie de leur maîtresse fée et lui réapprendront le langage. Ils croiseront également un train à vapeur roulant sans chauffeur ou encore un petit cirque itinérant.

« TOM LE CANCRE » est un exercice d’improvisation autour de thèmes universels comme la nature, l’entraide, la protection des animaux…

La société de production N°7 d’Éric Langlois mettra à disposition de l’équipe les moyens techniques nécessaires à l’atelier.

Manuel Pradal, réalisateur renommé, filmera cet exercice en numérique et les jeunes participants seront encadrés par des professionnels du cinéma expérimentés et des étudiants des écoles de cinéma, tous bénévoles.

Cet exercice de création sera réalisé dans un cadre associatif et pédagogique auquel seront associées les écoles de Viviers, St Montan et Bourg Saint-Andéol, durant une partie de l’été.

Si le résultat, de par sa qualité et l’écho qu’il suscite, dépassait le strict cadre privé et associatif originel pour inspirer une exploitation quelconque, alors l’ensemble de l’exercice finalisé sera mis en conformité avec les lois qui régissent son exploitation (TV, internet, cinéma, etc…).

Dans cette éventualité, La société N°7 dirigé par Éric Langlois pourrait produire un film « TOM LE CANCRE » signé par Manuel Pradal et paierait l’ensemble des participants en fonction des barèmes syndicaux relatifs aux différents modes de diffusions…


LETTRE DES PARENTS

Je soussigné, Madame et Monsieur …………………., parents de ……………………., autorisons notre enfant à participer à l’atelier dirigé par le metteur en scène Manuel Pradal, dans le cadre de l’association « Lanterna Magica ». (voir, ci-jointe, la description de l’atelier). Nous serons présent à ses côtés et notre enfant sera sous notre responsabilité exclusive. Si cet atelier filmé par une petite équipe de bénévoles de l’association autour de Manuel Pradal puis monté par Manuel Pradal suscitait, par sa qualité, un écho dépassant le cadre associatif et inspirait une exploitation quelconque (diffusion télé, cinéma, dvd, internet, écoles…), l’ensemble de l’exercice serait mis en conformité avec les lois qui régissent cette exploitation.

Dans cette éventualité, nous céderions le droit à l’image sous tous supports de nos enfants à la société N°7 dirigée par Éric Langlois qui a mis à disposition les moyens techniques de cet atelier contre une rénumération égale à l’ensemble des jours de participation suivant le barème syndical en vigueur, régi par la loi du travail.

Durant l’atelier, les parents seront invités à toutes suggestions pour une parfaite harmonie entre tous.

Fait à St Montan, le 2 juillet 2011


Dirigeants de « Lanterna Magica »

Statuts de « Lanterna Magica »


Pascal Terrasse, député de l’Ardèche, à Manuel Pradal, président de Lanterna Magica, le 19 mars 2012

Monsieur le Président, cher ami,

Monsieur Cyril Delacour demeurant Maison Dumarché Rue du Tour à Saint Montan a souhaité attirer mon attention sur la réalisation de votre dernier film « Tom le cancre » produit par votre société.

Une partie du film réalisé en Ardèche et plus particulièrement dans la commune de Saint Montan repose sur des ateliers pédagogiques avec des enfants.

Or mon interlocuteur, père d’une des enfants m’a fait part de ses interrogations quant à cette utilisation d’exercices pédagogiques à des fins cinématographiques.

La nature de l’exercice s’apparente selon lui à du travail plus qu’un atelier.

Depuis le début, il est à la recherche d’une solution de compromis tant avec le réalisateur qu’avec la société de production.

Aujourd’hui il a souhaité m’alerter sur cette situation.

Il ne m’appartient pas d’intervenir plus avant dans ce dossier.

Toutefois, compte tenu de la volonté de mon interlocuteur de rechercher une solution mutuellement avantageuse, je tenais à me faire l’écho de sa demande.

Certain de l’intérêt que vous porterez à cette demande, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma considération distinguée.


Représentant du peuple à mon adresse

Monsieur,

J’ai bien reçu votre récent courrier électronique et souhaite vous apporter quelques précisions.

Tout d’abord, je n’interviens dans ce dossier qu’en tant que médiateur. S’agissant d’un conflit entre deux personnes privées, il ne m’appartient pas de me prononcer ni sur le fond ni sur la forme.

Mon rôle est de voter, d’élaborer des lois. En revanche, c’est à la justice de les appliquer.

Dès lors, si vous estimez être dans cette affaire victime ou lésé, je ne peux que vous inviter à emprunter la voie judiciaire.

De plus à ma connaissance, aujourd’hui le film ne fait l’objet d’aucune diffusion et j’ignore les engagements pris par les différentes parties.

Enfin, concernant mon passage lors du tournage, celui-ci ne saurait être évoqué dans la mesure où il intervenait dans un cadre strictement privé et familial.

Vous pouvez compter sur ma disponibilité pour poursuivre la médiation entamée mais mon rôle de par la nature du conflit s’arrête là.

Je vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression de ma considération distinguée.


Conciliateur de justice à Éric Langlois, producteur et fondateur de la société de production N°7, à Bourg Saint Andéol le 22 mars 2012

Monsieur,

C’est à la demande de Monsieur Delacour Cyril qui demeure à Saint Montan dans l’Ardèche, que j’agis dans ma fonction de Conciliateur de Justice sur le manque de documents non fournis lors du tournage du film « Tom le cancre », au cours de l’été 2011.

En effet, Monsieur Cyril Delacour et sa fille Mila ont travaillé pour la réalisation de ce film :

– Monsieur Delacour en tant que photographe plateau

– Sa fille, en tant qu’actrice

De plus, outre la non communication des contrats de travail, Monsieur Delacour et sa fille n’ont toujours pas été défrayés du temps passé pour la réalisation du film.

Je pense que vous comprendrez le sens de cette démarche en répondant le plus rapidement possible et favorablement à cette demande qui me parait tout à fait légitime.

Dans l’attente de vous lire, je vous prie de croire, Monsieur, à mes salutations distinguées.


Position de l’inspection du travail de Paris

Paris le 20 juin 2012

Objet : emploi des enfants

Monsieur,

Comme suite à votre demande concernant le travail des enfants en France, vous voudrez bien trouver, ci-dessous, un état des lieux de la réglementation :

Par principe, le travail des enfants de moins de 16 ans est interdit. Il existe des exceptions et notamment pour le spectacle et en ce qui vous intéresse le cinéma. En effet, il est possible d’employer, car dans le cadre de film il s’agit bien d’employer, les enfants doivent être rémunérés et déclarés auprès des services URSSAF via une déclaration unique d’embauche.

Le bénévolat ne peut être reconnu que dans le cadre d’association à but non lucratif et où la finalité du film n’est pas un aspect commercial et/ou publicitaire.

Dans le cas que vous m’évoquez, le film « Tom le cancre », il m’apparaît que les acteurs et techniciens auraient du être payés.

Plus particulièrement, les enfants auraient du faire l’objet, par l’entreprise de production, d’une demande d’emploi auprès de la commission des enfants du spectacle qui aurait étudiée le dossier fourni et aurait pris une décision (accord ou refus) voire les articles R7124-1 à R7124-7 du code du travail.

Dans les documents fournis la commission instruit le dossier en appréciant :

Si le rôle proposé peut, compte tenu des difficultés et de sa moralité, être normalement confié à l’enfant ; si compte tenu de son âge de l’obligation scolaire et de son état de santé, l’enfant est en mesure d’assurer le travail. Un examen médical doit être fourni en fonction des précédents éléments ; si les conditions d’emploi de l’enfant sont satisfaisantes au regard des horaires de travail, du rythme des représentations, de sa rémunération, des congés et temps de repos, de l’hygiène, de la sécurité, de la sauvegarde de sa santé et de sa moralité et si la famille de l’enfant ou les personnes qui en ont la charge sont en mesure d’exercer à son égard une surveillance efficace, notamment pendant les heures de repos et les trajets (article R-7124-5 du code du travail)

Après quoi, en cas d’accord, la production aurait du faire la déclaration d’embauche auprès de l’URSSAF, fait signer un contrat de travail fixant notamment la rémunération et le temps d’emploi. Elle établie des bulletins de salaire et verse le salaire selon la décision de la commission qui peut prévoir un versement à la Caisse des Dépôts et Consignations.

Il y a des règles à respecter en matière de durée du travail, car les enfants ne peuvent pas travailler autant que les adultes. Ils doivent bénéficier de douze heures consécutifs de repos journalier (article L3164-1 du code du travail) ; de deux jours de repos hebdomadaire consécutifs (article L3164-2 du même code). Pour la durée journalière de travail la commission des enfants du spectacle de Paris applique la durée du travail prévue pour les mannequins, faute de réglementation propre, article R7124-27, R7124-29 et R7124-30 du code du travail. Le travail de 20h et jusqu’à 0h est possible pour les enfants mais il s’agit de travail de nuit qui doit faire l’objet d’une demande de dérogation auprès de l’inspecteur du travail qui remet une décision à l’employeur (article L3163-1 du code du travail).

En ne faisant pas toutes ces démarches et en n’obtenant pas les autorisations nécessaires l’entreprise de production commet plusieurs infractions : le travail dissimulé par dissimulation d’emploi (articles L8221-1 et suivants du code du travail) ; et l’interdiction d’emploi d’enfant de moins de 16 ans prévu par les articles L7124-13 et suivants du même code. Chacun de ces délits peut donner lieu à cinq ans d’emprisonnement et 75000€ d’amende.

J’espère avoir répondu à vos attentes.

Veuillez agréer, Monsieur, l’expression de mes meilleures salutations.

Signé

Nadine Marzive

Contrôleur du travail


groupe d’enfants

Autant le dire clairement, la réalisation d’un film n’est pas exactement un atelier associatif pédagogique pour une activité ludique de vacances, mais une entreprise assez extraordinaire, du moins pour ceux qui ne connaissent pas d’expérience ce qui se déroule de l’autre côté de ces écrans si présents dans notre culture. Cela nécessite beaucoup de travail, et pour toute l’équipe les journées étaient longues et bien remplies, même si pour les acteurs il y a beaucoup d’attente le temps de placer les lumières, le cadre, la place de chacun, arranger les décors (mêmes naturels), monter les rails du travelling, ou encore attendre qu’un nuage passe pour éviter une « fausse teinte », l’habillage et le maquillage. La réalisation de cette fiction a pris toute les vacances d’été, même un peu plus pour le petit groupe des 6 enfants qui ont fait les 11 semaines de ce tournage qui a fini pour eux le 15 septembre 2011, après la rentrée des classes.

Ma fille Mila fait partie de ce petit groupe d’enfants présents durant tout ce long métrage, et au lieu de faire mon activité normale de portraitiste sur Saint Montan et alentours, je me suis engagé dans cette aventure risquée au niveau financier, comme photographe de plateau, engagé par Manuel Pradal en voyant les noir & blanc de la première semaine de tournage, sur la base de la confiance, seule. Une aventure riche au niveau humain et artistique pour moi qui ait très souvent travaillé avec les enfants, essayant de partager ce qui me touche dans la nature humaine; la simplicité, le spontané, et le naturel que les enfants expriment si facilement comparé au monde des adultes accaparés par leurs affaires personnelles.