Un mal pour un bien ?

Un bien entraine un mal, un mal entraine un bien, c’est l’impermanence. Par exemple l’extension du travail c’est la propriété (breveter le vivant). L’extension de la propriété c’est le vol (monopole sur les semences). L’extension du vol c’est l’injustice (le droit du plus fort, du plus retord accordé aux grandes personnes « morales »). L’extension de l’injustice c’est l’insurrection des consciences (initiatives individuelles pacifiques). L’extension des consciences c’est l’évolution (l’avenir).

Mais ce qui fait du bien est bien, quand ce n’est pas au dépend d’autrui, et ce qui fait du mal est mal, même quand c’est au profit d’autrui (sacrifice?). Tout n’est pas relatif. Je crois que les seuls sacrifices qui plaisent à Dieu – quand en mon esprit passe le mot « Dieu », en mon cœur résonne le sens de conscience – sont ceux qui permettent de partager le bonheur d’être simplement là. Comme ne pas placer sa dignité dans un confort relatif, ce qui peut être aussi la perdre, ainsi renoncer au confort relatif au sacrifice de la nature permet de vivre et partager une heureuse sobriété, dignement, tout en respectant ses propres besoins essentiels et ceux des autres, avec non seulement le respect de notre environnement naturel, mais aussi de notre environnement social et culturel.

Pierre Rabhi
Pierre Rabhi

J’ai l’impression de prêcher, je ne voudrais pas que cela soit en plus dans le désert, c’est déjà assez désagréable comme ça!

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